Baptême d’appellation contrôlée à Saint-Sardos

(Crédit : Johan GESREL.)

Avec ses 150 hectares, Saint-Sardos (prononcer « Saint-Sardosse ») figure parmi les plus petites aires viticoles de France. Située sur la rive gauche de la Garonne, entre le Fronton et le Brulhois, une trentaine de viticulteurs travaillent en collaboration avec la cave coopérative créée en 1956, véritable cheville ouvrière de cette micro appellation. Un seul vigneron possède son chai et produit ses propres cuvées. Le reste, 95% des volumes, sort des Caves de Saint-Sardos.

« 2000 hectolitres de rosé AOC ont été produits en 2011, 4000 hectolitres en rouge », indique Alexandre Cazaux, le directeur de la cave coopérative. « Par ailleurs, nous produisons 9000 hectolitres en Vin de Pays. La plupart des achats se font sur place ». Une partie est vendue dans les restaurants ou dans la grande distribution de Tarn-et-Garonne. Une confidentialité liée aux faibles volumes mais aussi aux habitudes de consommation. « Saint-Sardos est connu dans le département et près de Toulouse où nous sommes distribués, ce qui nous apporte une clientèle estivale », poursuit Alexandre Cazaux.

Lutte raisonnée et première cuvée bio

Parmi les cépages autorisés, la Syrah et le Tannat figurent en haut de la liste, suivis du Merlot et du Cabernet franc. « La syrah, c’est l’âme du Saint-Sardos. Après des études menées sur nos terroirs (des sols composés en majorité de boulbène et d’argilo-calcaire, ndlr), nous avons choisi la Syrah car elle s’adapte bien à notre orientation ». Le soleil ici tape il est vrai un peu plus fort qu’à Fronton. Un mésoclimat similaire à ceux rencontrés dans les vignobles languedociens, là où la Syrah a établi ses racines depuis longtemps.

Petit vignoble donc mais grande audace. Arrivé il y a quatre ans à la tête de la cave,  Alexandre Cazaux, oenologue de formation, a exercé durant plusieurs années à Saint-Emilion. Aujourd’hui, il lance la toute première cuvée bio de la cave : « Symbiose ». « Nous avons travaillé avec Eric Maurin, un de nos coopérateurs qui possède 4 hectares reconvertis en agriculture biologique. Cette cuvée a été vendangée à la main avec un rendement de 40 hecto/hectares », explique le directeur. Les premières bouteilles seront présentées et dégustées dimanche 1er avril, lors du baptême de l’AOC Saint-Sardos organisé à la cave, en présence de la chef cuisinière Anne Alassane, gagnante de l’émission culinaire Masterchef sur TF1, dont le restaurant « Le Pays’Anne » est situé à Montauban.

Sur le terrain, la cave mène une démarche qualité. « En lutte raisonnée », précise Alexandre Cazaux. Sur les étiquettes, un travail de refonte marketing a été mené afin de conquérir le consommateur. Des fontaines à vins disponibles en 3, 5 et 10 litres jouent sur l’imaginaire religieux mi-ange, mi-démon. Une cuvée « Cupidon » pour le rosé, une cuvée « Lucifer » pour le rouge. Simples mais efficaces : « Dans la grande distribution, ça a du succès. Nous avons gonflé nos ventes sur les bibs ces dernières années ». Autre élément attractif pour le consommateur : les prix. On débute aux alentours de 3€ pour la cuvée « Fériadelle », parfait pour les grillades et les repas d’été légers. Le reste oscille entre 5 et 7€. Une cuvée haut de gamme à noter : « Terre d’insolence » (15€) vendue uniquement à la cave.

Dimanche 1er avril : baptême de l’AOC Saint-Sardos. Rendez-vous de 10h à 18h à la cave coopérative, à Saint-Sardos (82) et au Domaine de la Tucayne, à Bouillac (82). Conseils, vente, dégustations et restaurations sur place. Tél. 05 63 02 52 44.

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