Ventes aux enchères de vins : adjugé à Malolacti[K] !

 

Demander la liste des lots à vendre avant de vous lancer dans une quelconque mise à prix.

Depuis l’ouverture de ce blog il y a quelques mois, jamais je n’ai eu l’occasion de m’exprimer à la première personne ou encore fait état de mes expériences professionnelles et/ou personnelles dans ce monde du vin  qui s’ouvre chaque jour à moi. L’objectivité pressante du métier de journaliste entraîne bien souvent des réflexes de repli. Le « on » ou le « nous » se substitue volontiers au « j’affirme ». Seulement voilà, si j’ai souhaité ouvrir ce blog, c’est aussi pour vous faire partager quelques événements vécus et qui méritent, je pense, d’être narrés.

Ainsi, je me suis lancé dans l’achat de vins au cours d’une vente aux enchères.  Plusieurs fois déjà, j’avais pu assister à des ventes diverses mais à aucun moment je n’avais participé ni fait d’acquisition. Avant de se lancer, il est nécessaire de se poser plusieurs questions :

– Pourquoi je souhaite acheter de vieux millésimes ? Pour remplir ma cave ou combler ma collectionnite aigüe ?

– Est-ce que je veux des vins à boire de suite ou bien des vins « à dormir » ?

– Quelles appellations et puis quelles années préférer ?

Une fois répondu à toutes ces questions, il est donc conseillé de se procurer la liste des vins mis aux enchères le jour de la vente. Il est possible de l’obtenir auprès du commissaire priseur via internet et via le site www.interencheres.com Attention, la mise à prix n’est pas indiquée. Il faut pour ça vous renseigner auprès du commissaire sur place ou par téléphone.  Dans mon cas, les bouteilles présentes appartenaient à un collectionneur qui souhaitait « faire tourner sa cave », autrement dit vendre ses bouteilles et en acheter d’autres grâce au produit de la vente. Près de 300 lots allant d’un Bordeaux Château du Tertre, Margaux, de 1887 (!) jusqu’à des vins de Loire récents datant de 2009.

Ne pas oublier le chéquier, les sacs et les 20% !

Malheureusement pour moi, faute de temps, je n’ai pas pu étudier dans le détail la liste des vins à vendre. Mon seul avantage est d’être passé 24 heures avant la vente et d’avoir pu contrôler le niveau des bouteilles. Il est recommandé de ne pas acheter de vins dont le niveau serait inférieur à deux centimètres en-dessous du col. Cela signifie en général, pour les millésimes de moins de 45 ans, que le bouchon s’est asséché ou que les conditions de stockages n’étaient pas optimum (dans le cas d’une cave pas assez humide par exemple).

Avec l’aide d’un ami oenologue qui est un peu mon mentor dans ce monde du vin, j’ai ciblé quelques affaires à ne pas louper comme certains Châteauneuf-du-Pape Bichot 1981 ou encore des vins Bourgogne Nuits Saint-Georges. Reste qu’il ne faut pas se louper sur les millésimes. En effet, nombre de buveurs avertis vous diront de laisser de côté les années 1976 (canicule), d’autres d’éviter le milieu des années 60. A vrai dire,  il y a des règles générales à connaître pour chaque appellation. Et puis certains domaines ont aussi sorti des vins magnifiques dans des périodes maudites.

Avant de débarquer à une vente, je vous conseille d’avoir,  ou votre voiture à proximité, ou des sacs d’hypermarchés pour rentrer à la maison sans problème. Prévoir éventuellement un ami pour vous accompagner et surveiller vos acquisitions, c’est tout aussi prudent. Ensuite, ne pas oublier son chéquier ou de l’argent liquide. Si vous vous portez acquéreur de quelques flacons, on vous demandera alors de signer un chèque de façon à garantir la vente auprès du commissaire. Une facture vous sera remise, si vous le demandez, à la fin de vos achats. Attention, ne jamais perdre de vue que le prix adjugé n’inclut pas les frais d’adjudications. Il faut donc penser à rajouter autour de 20% à chaque fois que vous achetez un produit, ce qui vous donne le prix final à payer.

Poussée d’adrénaline et incertitude

Voilà, maintenant vous vous retrouvez dans la salle des ventes. Les lots défilent devant vous et vous voyez les prix grimper à un rythme variable. Les Bordeaux partent vite et grimpent rapidement. Même chose pour les Bourgogne. En revanche, les vins de Loire ou étrangers ne font pas recette. Personnellement, je me suis fixé une somme maximum de 100€ pour l’ensemble des achats. Au final, je me suis lancé et ai acheté une vingtaine de bouteilles pour 59€, tout compris. Dans cette suite de lots, j’ai eu la chance de tomber sur des Médoc datant de 1962 et 1967, un Rioja 1980 et plusieurs Beaujolais de 1977. Mon ami oenologue m’a conseillé d’acheter un tire-bouchon italien afin d’ouvrir au mieux les précieux flacons qu’il serait dommage de gâcher à cause d’une mauvaise manoeuvre. A ce jour, aucune n’a été ouverte. J’attends le bon moment et le bon repas pour passer à l’action. Parallèlement, j’essaye de joindre les domaines qui exerçaient dans les années 60 pour savoir combien valent réellement mes achats et savoir s’il n’y aurait pas une enchère supplémentaire à faire sur le net.

Malolacti[K]

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Une réflexion sur “Ventes aux enchères de vins : adjugé à Malolacti[K] !

  1. Peut-être qu’un prochain post concernera les techniques a opérer pour l’ouverture des bouteilles (alors que je t’écris You Sexy Mother F**ker de Prince à la radio, qui tâche comme un Cahors des années 90!), je sais que chacun y va de son remède de grand mère (gaze, filtre à café..) pour oxygéner un vin.

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